Elémentaux

Dans le langage ésotéro-occulte, le terme « élémentals » ou « élémentaux » désigne les esprits de la nature régissant les quatre éléments : la terre, l’eau, l’air et le feu. Selon la tradition ésotérique, ils constitueraient la part spirituelle des pierres, des fleuves, rivières, océans, ou du vent, et en tant que tels, ils dirigeraient les phénomènes de la nature liés à l’élément qu’ils gouvernent.

Toujours selon l’ésotérisme, il ne s’agirait pas de purs esprits, mais d’esprits « incarnés » dans un corps énergétique plus subtil que la matière, appelé « éther ». Les élémentaux dirigeraient donc le domaine des énergies éthériques.

Les noms des différentes catégories d’élémentaux nous sont bien connus par les contes de fées :
– Les nymphes, ondines, nixes, sirènes et néréides seraient les élémentaux de l’eau.
– Les sylphes et les elfes seraient les esprits de l’air.
– Les gnomes et les nains seraient ceux de la terre.
– Enfin les salamandres seraient les élémentaux du feu.

Ces élémentaux sont représentés de multiples façons dans la littérature, mais en fait ils n’auraient pas de forme propre, si ce n’est celle qu’ils revêtent dans l’imaginaire de ceux qui se concentrent sur eux. Autrement dit, il s’agirait de phénomènes énergétiques qui pourraient se manifester en utilisant les formes mentales que nous formons dans notre imagination.

Selon W. Q. Judge, les élémentaux seraient « des centres d’énergie qui agissent toujours en accord avec les lois du plan de nature auquel ils appartiennent ».

Selon H.P. Blavatsky, ces élémentaux seraient étroitement mêlés aux phénomènes occultes et spirites.

Selon Martinez Pasqually,

« les êtres inférieurs que nous sommes ont besoin de l’assistance de ces esprits qui peuplent l’intermonde entre le ciel et la terre. Il faut donc entrer en commerce avec eux ; établir des communications par degré jusqu’à ce qu’on parvienne aux plus puissants ».

Pourtant un texte ancien, attribué à Porphyre met en garde contre la fréquentation de ces êtres :

« Ils habitent un lieu près de la terre ; bien plus, ils sont des entrailles de la terre ; il n’y a méchanceté qu’ils n’aient l’audace de pousser à bout ; ils ont l’humeur tellement violente et insolente, c’est ce qui fait qu’ils machinent le plus souvent et tendent des pièges et embûches des plus violentes et des plus soudaines, et, quand ils font leurs sorties d’ordinaire, ils sont cachés en partie, et en partie ils font violence, se plaisent fort partout où règne l’injustice et la discorde »

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Si ces entités ne sont pas de purs produits de notre imagination, les lignes qui précèdent suffisent pour deviner leur identité véritable.

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