Les égrégores : présentation

Selon l’ésotérisme, les égrégores sont des formes-pensées engendrées et entretenues par l’attention convergente d’un groupe d’hommes ou de femmes ayant une finalité commune, vers laquelle ils tendent passionnément.

Il s’agirait d’un champ d’énergie à la fois mentale, émotionnelle et spirituelle. Les membres du groupe engendrent l’égrégore par lequel ils sont adombrés à mesure qu’il se constitue. L’action est dès lors réciproque : les personnes alimentent l’égrégore et celui-ci agit sur elles. La puissance de l’égrégore est fonction du nombre de personnes qui le maintiennent et de l’intensité de leur engagement dans le projet commun.

9 réponses à “Les égrégores : présentation”

  1. Colombe 4 octobre 2006 à 10 h 29 min #

    Merci Père pour ce sujet « passionnant ».

    Je me souviens avoir été « capturée » par un égrégore lors d’un « meeting » de la secte Herbalife il y a de nombreuses années, bien que le sujet fut « gros » voire « obèse » sans mauvais jeu de mots pour n’importe quelle personne sensée, je ne devais pas l’être beaucoup à l’époque, il m’a fallu deux ou trois jours pour « redescendre », la voix de la chanteuse Tina Turner, égérie de la Sokka Gakaï amplifiant le phénomène …

  2. Anonyme 4 octobre 2006 à 23 h 07 min #

    Père

    Est-on vraiment obligé d’expliquer ce phénomène de groupe par la magie? Ce pourrait être, plus prosaïquement, de l’ordre de la psychologie. Au fond, l’homme est un être social, relationnel. Pourquoi passer d’un coup au surnaturel?
    Bien sûr, je ne suis pas réaliste à tout prix, mais enfin…
    En tout cas le sujet est intéressant!

    • Père Joseph-Marie Verlinde 5 octobre 2006 à 8 h 07 min #

      Merci de votre remarque qui me permet de préciser mon propos. Je vous rappelle que je ne me fais pas le « défenseur » des égrégores : je propose cette théorie ésotérique pour essayer ensuite d’en faire une lecture critique. Il ne s’agit pas de faire des égrégores la « causalité universelle » des phénomènes de groupe ! Je veux simplement signaler qu’en marge des explications de type psychologique – qui gardent toute leur pertinence – il existe une approche ésotéro-occulte, dont je vais d’ailleurs souligner les limites dans une intervention ultérieure.

  3. donatien 5 octobre 2006 à 20 h 12 min #

    Bonjour Père,
    je viens de visionner votre explication des égrégores et j’ai lu aussi votre article dans « Il est vivant » de ce mois-ci. Ayant fréquenté divers groupes charismatiques évangéliques et aussi catholiques, je me pose la question suivante : est-il possible que certains pasteurs évangéliques utilisent des « égrégores chrétiens » pour obtenir des guérisons miraculeuses en nombre ? Que penser de ces « instituts de guérisons » qu’ils mettent en place ? Finalement, cette « onction » que l’on recherche n’est-elle pas une énergie douteuse…? Que penser alors de ces chants chrétiens qui sont pleins d’onction…? Bref, comment discerner ?
    Merci d’avance pour votre réponse. Donatien

    • Père Joseph-Marie Verlinde 7 octobre 2006 à 14 h 01 min #

      Vous avez deviné que je me pose effectivement de sérieuses questions sur la nature exacte des phénomènes auxquels vous faites allusion. Il me semble que tout n’est pas à mettre sur le même pied : entre des chants qui peuvent susciter un égrégore tout à fait inoffensif, préparant à l’accueil du Seigneur, et des guérisons dites « miraculeuses » à tour de bras, il me semble qu’il y a un « saut » qualitatif important. Quoi qu’il en soit, la prudence s’impose dès qu’il y a des phénomènes de groupe basés sur les passions de l’âme. Je reviendrai sur ce point dans la troisième vidéo consacrée aux égrégores.

  4. Anonyme 8 octobre 2006 à 9 h 50 min #

    J’ai assisté à une assemblée de pentecôtistes, et je peux vous dire que c’est impressionant, voire inquiétant de voir tous ces gens qui parlent dans des langues inconnues et qui perdent conscience de leur corps, ils se disent inspirés par l’Esprit de la pentecôte ? Où est la différence avec les transes que l’on connait dans les religions naturelles ?

    • Père Joseph-Marie Verlinde 9 octobre 2006 à 9 h 00 min #

      Le discernement est très difficile, et loin de moi de prétendre donner une réponse brève à cette question : elle est bien trop complexe ! Mais il faut réellement opérer un discernement, car il ne suffit pas d’être en présence de « merveilleux » dans un contexte de prière, pour en conclure immédiatement à une action « divine » : les phénomènes peuvent fort bien être d’origine préternaturelle.

      J’ajoute cependant : ils peuvent aussi être réellement d’origine divine ! Car qui pourrait empêcher Dieu d’intervenir dans nos vies ? Et lorsqu’il le fait, il me semble normal que son passage « laisse des traces ». Certes, nous ne pouvons pas avoir une expérience directe de Dieu au niveau sensible ou affectif – puisque la nature humaine est sans commune mesure avec la nature divine – mais il n’est pas impossible de percevoir les répercussions au niveau psychique ou physique, du passage de Dieu dans nos vies.

      • Anonyme 10 octobre 2006 à 7 h 09 min #

        « Car qui pourrait empêcher Dieu d’intervenir dans nos vies ? »

        Votre question Père me fait penser à ces êtres humains que l’on nomme « fous », enfermés dans des hôpitaux psychiatriques et qui ont sûrement une relation intime avec Dieu.
        Je me demande comment un psychiatre est à même d’opérer un discernement en la matière si ce dernier occulte la relation à Dieu, son diagnostic sera forcément partial …
        Bien entendu, il y a la « psychiatrie spirituelle » mais elle verserait plutôt dans le New Age … à moins que je ne fasse erreur.

        • Père Joseph-Marie Verlinde 11 octobre 2006 à 13 h 41 min #

          Je ne crois pas qu’il existe quelque chose comme une « psychiatrie spirituelle », mais je vois fort bien ce que vous voulez dire. Vous pensez entre autre à la psychologie transpersonnelle, qui prétend nous conduire à Dieu par la voie de l’intériorité psychique. Je suis bien d’accord avec vous pour dénoncer le réductionnisme de cette approche, qui revient à nier la transcendance de l’esprit sur le psychisme.

          Vous avez raison de souligner en outre la difficulté pour un psy de se prononcer sur la relation d’un de ses patients avec Dieu ; mais là n’est pas son objectif. Le psy se contente d’étudier les répercussions psychiques d’une éventuelle relation de la personne avec un Principe transcendant. Il commettrait une transgression épistémologique s’il voulait outrepasser cette limite. Il y a cependant des réactions de malades mentaux qui ne laissent aucun doute sur l’existence d’une relation avec Dieu qui demeure de l’ordre du mystère.