Les méfaits du spiritisme

« L’Étudiant – On m’a dit que peu de gens peuvent assister sans danger à une séance de spiritisme, soit qu’il y ait contamination, sur le plan de l’esprit ou sur le plan astral, soit qu’il y ait épuisement de leur vitalité au profit des fantômes qui aspirent la force vitale du cercle par le médium, comme si ce cercle était un verre de limonade et ce médium la paille. Comment expliquer ce phénomène ?

Le Sage – C’est ce qui arrive très généralement. Les Hindous l’appellent le culte des Bhuts.

L’Étudiant – Pourquoi, les personnes qui assistent à une séance sont-elles aussi extrêmement et extraordinairement fatiguées le lendemain ?

Le Sage – Entre autres raisons, parce que le médium absorbe la vitalité au profit des “fantômes” ; souvent, également, d’abjects vampires, qui sont des élémentaires, sont présents.

L’Étudiant – Quels sont quelques-uns des dangers encourus aux séances ?

Le Sage – Les scènes que l’on peut voir – dans l’Astral – au cours de ces séances, sont horribles, d’autant plus que ces “esprits” – bhuts – se précipitent aussi bien sur les assistants que sur le médium. Et comme il n’y a pas de séance sans la présence de quelques-uns ou de nombreux élémentaires néfastes – êtres humains à demi-morts – il s’y passe beaucoup de vampirisations. Ces choses tombent sur l’assistance comme un nuage ou une grosse pieuvre et disparaissent en eux comme absorbés par une éponge. C’est une des raisons pour lesquelles il n’est pas bon d’assister aux séances en général. »

W. Q. Judge, Conversations sur l’occultisme, The Path (Cahier Théosophique)

L’auteur de ce dialogue fictif est un membre éminent de la Société Théosophique ; il fut même responsable de sa Section Esotérique. Ce qui ne l’empêche pas de critiquer le spiritisme, « oubliant » un peu vite que la fondatrice de la Société, H. P. Blavatsky, a fait ses débuts précisément dans le contexte du spiritisme.

La critique n’en est que plus intéressante, puisque l’auteur sait de quoi il parle.

Il n’est pas facile de définir les « fantômes » et autres « élémentaux » auxquels W. Judge fait allusion, étant donnée la variété des définitions qu’on en trouve sous la plume des auteurs traitant de la question. Nous essayerons dans un autre article, de jeter quelques lumières sur cette matière ténébreuse.

Nous nous contenterons pour le moment de dire de façon tout à fait générale qu’il s’agirait d’entités larvaires, se nourrissant de l’énergie astrale (ou éthérique ?) que les participants aux séances spirites leur permettent de « vampiriser », en les accueillant dans leurs corps subtils de même nom.

La participation à une séance spirite implique en effet un consentement de la part de tous les participants à entrer dans une sorte de communion intentionnelle avec le médium, qui se traduit au plan occulte par une fusion des corps subtils, principalement du corps astral. Les entités peuvent dès lors s’introduire, par le biais du médium qui fait office de « channel » (canal), dans les corps subtils des participants, pour s’y « nourrir » de leurs énergies occultes. De là l’épuisement ressenti à la suite de ces séances.

Toujours selon notre auteur, les « esprits frappeurs » et autres manifestations qui peuvent avoir lieu durant une séance de spiritisme, seraient dues à l’action de ces élémentaux, se nourrissant des énergies des participants.

La description est suffisamment morbide pour ne pas nécessiter de discernement supplémentaire sur le danger de ces pratiques.

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