Les égrégores : application à l’Eglise ?

Certains auteurs réduisent l’Eglise à une organisation strictement humaine, dont le seul but serait d’entretenir un égrégore de type religieux. Or le spécifique chrétien n’est pas œuvre humaine : il est don de Dieu dans l’Esprit. L’Eglise est l’Epouse du Christ, dont elle transmet la grâce salvifique au monde. Certes, toute organisation humaine suscite un égrégore ; ce n’est cependant pas sous cet égrégore humain que chemine le croyant, mais sous la nuée de l’Esprit Saint.

Deux pièges, correspondant à deux conceptions réductrices qui majorent l’importance de l’égrégore naturel par rapport à la grâce surnaturelle, sont dès lors à éviter :
– La réduction de l’Eglise à une organisation humaine qui ne tirerait sa force que d’un égrégore « fonctionnel », dans l’oubli de sa dimension transcendante.
– La sacralisation d’un égrégore « vital », créé et entretenu dans le contexte d’une religiosité affective, insistant de manière excessive sur la dimension émotionnelle de la foi.

L’énergie astrale accumulée sur une assemblée de ce second type par l’émotion collective de ses membres, peut donner l’illusion d’une onction surnaturelle. Elle peut même provoquer des phénomènes qui seront interprétés en termes de « miracles », alors qu’ils résultent de l’action de l’égrégore.

Dans toute action collective, un discernement s’impose, afin d’éviter que les personnes deviennent dépendantes d’un égrégore qu’elles auraient elles-mêmes engendré.

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