Regard chrétien sur le Nouvel-Âge (4/5)

Pour le Nouvel Âge, l’homme est une étincelle divine émanée de l’Énergie primordiale impersonnelle, et appelé à se résorber en elle au terme d’un long processus involutif et évolutif qui la conduit à traverser, d’incarnation en incarnation, toutes les strates de la manifestation, jusqu’à la complète dissolution de l’illusion de l’individualité personnelle.

L’être humain et le cosmos forment un tout, qui évolue de concert : tout est vivant (vitalisme) et en évolution, depuis le minéral jusqu’à l’homme, mais aussi la planète Terre (nommée « Gaïa » selon la terminologie d’Hésiode adoptée par la deep ecology), les autres planètes, les étoiles, le Soleil sont des êtres vivants peuplés d’entités spirituelles ayant atteint un autre niveau de conscience au cours de leur évolution.

L’évolution est dominée par la loi du karma et la loi de la réincarnation – c’est-à-dire de la rétribution de nos actes. Le karma représente l’énergie vitale produite par nos actes volontaires. Si ceux-ci sont teintés d’égocentrisme, ils entretiennent la soif d’existence de l’individu. Cette énergie vitale n’est pas annihilée par la mort et provoque la retombée dans une nouvelle existence (ré-incarnation).

Sous l’influence du Nouvel Âge, cette doctrine a peu à peu été acceptée comme une « évidence » par nos contemporains déracinés de la Tradition chrétienne et en recherche de nouvelles raisons d’espérer. Cependant, sous ce terme unique se cachent de multiples conceptions. Ainsi la vision de la réincarnation proposée par l’hindouisme ne saurait se confondre avec celle du bouddhisme ; et ni l’une ni l’autre ne recouvrent la conception ésotérique occidentale de la transmigration de l’âme.

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